Jean-Michel GUILLOTEAU

SOLANACEE – PETUNIA : 24 Mai 1999 – (JMG n°1)

Et il se mit tranquillement Ă  dessiner... J'avais l'habitude de faire des petits dessins, des croquis ou autres. En cours, mes factorielles Ă©taient esthĂ©tiques et proportionnĂ©es. Sur les chemins de Saint Jacques, de temps en temps, en prenant des notes, je dessinais un bâtiment ou le plan d'un site pour m'en souvenir. Sur la route des trappeurs j'en avais fait deux ou trois pages. Quand j'Ă©coute, parle, lis, Ă©cris, travaille manuellement ou fais du sport... je pense! Quand je dessine, c'est diffĂ©rent. Je suis en apnĂ©e ou en apesanteur, comme pour la musique. Ce ressenti, je l'ai dĂ©couvert dès ce n°1. 

 

En regardant des trucs nunuches encadrés, je me suis dit qu'il y aurait aussi de la tolérance disponible pour moi. Le déclic a été cette confiance innée dans l'orchestration de la mise en page. Sur ce premier dessin mon objectif était le pétunia, puis j'ai croqué et flouté la maison en arrière plan (avec le merle). Le résultat est plein de maladresses. J'en ai tenu compte au fil du temps.

 

BLEU DE SOLAISE : 30 Mai 1999 – (JMG n°2)

BLEU DE SOLAISE : 30 Mai 1999 – (JMG n°2)

 

BLEU DE SOLAISE : 30 Mai 1999 – (JMG n°2)

 

BLEU DE SOLAISE : 30 Mai 1999 – (JMG n°2)

BLEU DE SOLAISE : 30 Mai 1999 – (JMG n°2)

 

C'est l'aquarelle n°2 de la production... La numĂ©rotation a l'intĂ©rĂŞt de permettre une analyse de l'Ă©volution de la façon de dessiner. La dĂ©couverte de cette activitĂ© plaisante Ă  52 ans a Ă©tĂ© confortĂ©e par un rĂ©sultat qui m'a plu avec cette aquarelle. J'y ai mis de la couleur, de la perpective et... ce que je ressentais. C'est assez prĂ©cis, Ă  mon sens donc. Il y a eu, par consĂ©quent, l'envie de continuer... 

 

« Bleu de Solaise Â» est une variĂ©tĂ© de gros poireaux plantĂ©s dans le petit potager de l'hacienda, bien exposĂ© au soleil levant. J'en ai laissĂ© quelques-uns monter en graine pour les rĂ©colter. Ce potager de 100m² est très fertile car il recevait tous les engrais organiques de la ferme. Le bâtiment du fond (maison des oiseaux) Ă©tait une maison pour les ouvriers des anciens fermiers.

 

GROSEILLES : 6 Juin 1999 – (JMG n°3)

GROSEILLES : 6 Juin 1999 – (JMG n°3)

GROSEILLES : 6 Juin 1999 – (JMG n°3)

 

Autre essai... il y en aura beaucoup d'autres. Pour faire une aquarelle mon problème permanent est en fait de débusquer un sujet. Et déjà pour cette troisième aquarelle je voulais initier une nouveauté.

 

Ce terrain est un « clos Â» ainsi appelĂ© dans le Poitou car fermĂ© de murs en pierres calcaires sur son pourtour. Il a Ă©tĂ© rebaptisĂ© « verger ». J'y ai plantĂ© une trentaine d'arbres fruitiers qui sont venus complĂ©menter une dizaine de vieux arbres. C'est encore lĂ  que j'habite après y avoir fait construire un chalet en 2006 (sur la droite).

 

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

 

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

 

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

 

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

 

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

 

SANXAY (86) : 7 Juin 1999 - (JMG n°4)

 

Jolie commune de la Vienne, SANXAY est traversĂ©e par une petite rivière enjambĂ©e par un pont qui donne beaucoup de cachet au village. Il y a un site Gallo-Romain tout près oĂą des opĂ©ras sont jouĂ©s pendant les belles soirĂ©es d'Ă©tĂ©. 

 

J'étais sur le petit parking de la piscine, au bord de la rivière. Onze ans ans après je suis revenu au même endroit (à un mètre près). On peut comparer, c'est la JMG n°74 du 19 Juillet 2010. Le résultat est totalement différent. Je les aime bien toutes les deux. Comme quoi le ressenti dépend de beaucoup de facteurs... Dans quelques années je referai un nouveau croquis au même endroit.

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

PAVOTS : 8 Juin 1999 - (JMG n°5)

 

Une des plus moches, elle est carrĂ©ment nunuche. Je me demande comment j'ai fait une aquarelle aussi puĂ©rile. En fait, je ne savais pas faire... et n'ai pas dĂ©couvert tout de suite comment orchestrer un dessin, le croquer et peindre les pĂ©tales. Il fallait ĂŞtre beaucoup plus prĂ©cis. C'Ă©tait plus facile pour moi de dessiner les boutons. 

 

Petite remarque sur le mur du fond. Effondré comme s'effondrent les vieux murs de pierre calcaire non protégés de la pluie au faîtage, je l'avais fait reconstruire en gardant la petite fenêtre. La jarre d'huile (de noix) est une récupération trouvée dans les bâtiments de la ferme.

 

L'ABRI DU VERGER : 10 Juin 1999 – (JMG n°6)

Voilà une création personnelle complète. Je voulais un observatoire à oiseaux dans le verger, et puis un abri pour les outils. Dans les magasins c'était cher, de mauvaise qualité et inadapté. J'ai donc décidé de tout faire moi-même. Les éléments ont été construits en kit. Ensuite j'ai fait faire une dalle de béton puis ai tout remonté. Derrière on aperçoit la récupération d'eau et la mangeoire à oiseaux.

 

Il a traversé les tempêtes... J'y ai passé beaucoup de temps. Les oiseaux divers et variés étaient observables de très près. A l'intérieur c'est confortable et emménagé comme dans les cabanes au Canada! L'aquarelle est fidèle de tous les détails et réalisée à main levée.

 

 

ROSES TREMIERES : 12 Juin 1999 – (JMG n°7)

La terre calcaire doit leur convenir Ă  merveille. Elles poussent bien, font de belles fleurs, plein de graines et se reproduisent facilement. Les vieux bâtiments ou ruelles sont très enjolivĂ©s par leurs jolies teintes variĂ©es et pastel. 

 

Il s'agissait de reproduire avec précision ce que je voyais. L'exercice me convenait. Pas de photo, de compas, de règle, ni rien, j'ai toujours choisi d'aller au devant de mes sujets. Partant de zéro, le résultat est encore très faible. Au bout d'une centaine de dessins çà ira peut-être mieux.

 

 

REINES DES REINETTES : 13 Juin 1999 – (JMG n°8)

Essai sur deux plans, pour donner de la profondeur. Je m'étais assis dans le verger devant cette branche et je me souviendrai toujours du ressenti de cette espèce de plénitude. L'observation de la beauté de la nature pour la reproduire a quelque chose de magique, même si le résultat est imparfait.

 

J'ai vite compris en multipliant les dessins que la personnalisation était essentielle. Par exemple ces petites pommes dessinées par dix personnes, cela donnerait dix dessins (tous très beaux) et cependant complètement différents.

 

LA MAISON DES OISEAUX : 15 Juin 1999 – (JMG n°9)

Mon habitation était une ancienne ferme de polyculture, battage à façon, avec aussi quelques animaux d'élevage. Sur un terrain rectangulaire de 1500m² il y avait des bâtiments sur le pourtour et aussi cette vieille maison où habitaient les ouvriers agricoles. Quelque peu dégradée, elle a du charme et les oiseaux y nichent partout, y compris les élégantes hirondelles de cheminée.

 

Je me souviens avoir eu beaucoup de satisfaction à faire cette aquarelle qui était pour moi une première... J'essayais d'être précis et j'étais satisfait d'y arriver. C'était très agréable comme impression. De plus j'avais un grand sentiment de sérénité à capter cet instantané.

 

 

LA ROSE DE L'HACIENDA : 19 Juin 1999 – (JMG n°10)

Toujours autre chose. Après l'échec des coquelicots... je me suis concentré sur ce rosier et ai choisi le bouton le plus beau. Il faut un début à tout. Une si belle rose ne pouvait pas être maltraitée par un mauvais dessin. Ainsi je me suis appliqué et je ne renie pas le résultat. J'aime les fleurs et ma rose préférée est de la variété « OMEGA ». Elle ressemble un peu à cette rose jaune.

 

Petite remarque pour dire que mon choix de sujet d'aquarelle incluait déjà une couleur nouvelle de peinture, presque à chaque fois. C'est un élément du moteur du bonhomme.

 

 

MON REVEIL (X3) : 20 Juin 1999 – (JMG n°11)

Pourquoi pas? Je commençais Ă  chercher des sujets. L'inspiration ce n'est pas si simple, il faut intĂ©grer beaucoup d'Ă©lĂ©ments. Du rouge, pour changer de couleur..., une autre technique du dessin Ă  dĂ©couvrir, du croquis Ă  main levĂ©e (sans règle). 

 

Ce petit réveil... m'a réveillé pendant très longtemps, le coquin! L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C'est ce qu'on dit, bof, je n'ai pas à me plaindre.

 

 

FLEURS DE ROSEVAL : 21 Juin 1999 – (JMG n°12)

La nature est bien faite, belle et surprenante. Ces fleurs sont des fleurs de pommes de terre. Toujours dans l'esprit de progresser et de m'entraîner dans la prise de croquis j'ai décidé de les grossir de quatre fois à peu près. Les couleurs sont assez fidèles. Je les aime bien.

 

En dessinant je me rappelle avoir beaucoup ressenti le calme et la tranquillité. Assis dans le petit potager, de temps en temps je levais la tête pour observer un oiseau, un insecte, mon chien Cliff (assis à côté de moi), ou un nuage dans le ciel. Ce vagabondage de l'esprit me convient bien car il intègre la notion d'instantanéité et le vertigineux sentiment du temps qui passe inexorablement.

 

 

LE PETIT YVERSAY : 26 Juin 1999 – (JMG n°13)

C'est mon premier paysage. On y voit le quartier où j'habite et une partie de Neuville-de- Poitou. Sur la gauche j'ai dessiné le château d'eau curieusement planté en mitoyenneté de l'église. Un peu au milieu, ma maison est hachurée.

 

Adepte et pionnier du jogging j'ai parcouru beaucoup de kilomètres dans cette campagne. Je revenais souvent par ce chemin rural dans les champs. Il était donc intéressant pour moi de croquer ce paysage que j'ai connu en toutes saisons et par tous les temps. Depuis, de nombreux lotissements ont changé le visuel de ce paysage, l'urbanisation a rattrappé la campagne.

 

 

PETIT BOUQUET : 27 Juin 1999 – (JMG n°14)

Une aquarelle que j'aime bien. Ce sont des fleurs du jardin mises en un petit bouquet et dans un pot de yaourt. C'Ă©tait agrĂ©able Ă  dessiner car les formes sont diffĂ©rentes, de mĂŞme il y a presque toutes les couleurs possibles. 

 

Pour la profondeur du champ j'ai compris qu'il fallait une atténuation des couleurs avec un dégradé. En ce qui concerne les tiges dans l'eau je pense avoir trouvé la solution pour restituer avec précision ce que je voyais.

 

 

VERANDA : 30 Juin 1999 – (JMG n°15)

Pour l'achat de la maison, mon déclic a été le volume des dépendances nombreuses, la configuration en hacienda et puis cette véranda au charme suranné. En face, à gauche il y a l'entrée et le préau pour les voitures. Au milieu, derrière la mangeoire à oiseaux il y avait l'écurie pour deux chevaux et un grand hall où j'ai fait plusieurs réunions de quartier de 80 personnes.

 

J'ai essayé de restituer tous les détails possibles pour m'initier au travail des aventuriers (!) avant la photographie. Mon Cliffoune commençait à vieillir. Les rhumatismes le faisaient souvent changer de position. Il était toujours autour de moi.

 

 

TOURNESOL DU POTAGER – 3 Juillet 1999 – (JMG n°16)

Voilà un beau tournesol pirate dans le jardin potager. Il est issu d'une graine certainement transportée et perdue par un oiseau. Le sujet m'intéressait car j'ai une attirance particulière pour cette fleur après ma découverte des tableaux de Van Gogh.

 

A droite il y a mes différentes variétés de tomates. Je faisais des essais avec des graines qui venaient d'un peu partout y compris des USA. On voit les étiquettes informatives sur les piquets.

 

MA GAUCHE MAIN – 4 Juillet 1999 – (JMG n°17)

C'est un essai. Je me demandais comment j'allais faire. Mon souhait ultime étant de faire des portraits, il me fallait un entraînement. Donc je me suis lancé. Le croquis a été assez facile à faire. J'avais la main sur une nappe et comme je suis droitier c'était parfait. Pour les couleurs c'est venu tout seul, avec les nuances.

 

J'ai tenu à avoir au poignet cette montre que j'aime bien et que j'ai portée très longtemps, de moins en moins maintenant (je ne suis pas du tout bourge/bling/bling). Je la garde même si elle reste désormais dans un tiroir. Un jour, un de mes élèves de terminale m'a dit que j'étais riche... avec une si belle montre ! Quelle idée...

 

 

ALTHAEA – 14 Juillet 1999 – (JMG n° 18)

Il y avait énormément de fleurs et d'arbustes à la maison, donc j'avais le choix. Avec deux gros Althéas disponibles j'ai pu choisir quelques jolies fleurs avec toutes les étapes de la croissance. Ainsi on voit les boutons, l'éclosion, les fleurs épanouies et les fleurs fanées.

 

Ce massif était planté près du poulailler de l'ancienne exploitation et des nombreux clapiers pour plus d'une centaine de lapins. Sur le mur au-dessus il y a des boulites... Ce sont des trous qui permettent aux moineaux de nicher. C'est amusant.

 

CLIFFOUNE – 17 Juillet 1999 – (JMG n°19)

Voilà Chivas du Conte de Rose-Croix plus connu sous le nom de Cliffoune. C'est Jean-Luc Savary le meilleur spécialiste français de la race des bergers allemands qui me l'a procuré. Jean-Luc avait passé une annonce à Bordeaux et je cherchais un chien berger allemand. On a fait connaissance. J'avais déjà eu un berger allemand et la race m'intéressait.

 

Il a été la crème des chiens et a donné beaucoup de bonheur autour de lui. Jeune il m'accompagnait dans mes joggings. Une fois, très tôt le matin, au fin fond de la campagne, je me suis foulé une cheville. Personne en vue... Il ne m'a pas quitté d'une semelle et me léchait le pied. J'ai eu l'impression que c'est ce qui m'a permis de repartir. Il a vécu quinze ans, a été endormi sa tête contre moi, paisiblement, et euthanasié un peu après sans souffrance.

 

MES BIBLES – 22 Juillet 1999 – (JMG n° 21)

A destination de mes petits enfants bientĂ´t Ă©tudiants (ou pas) j'ai eu l'intention de lister mes bibles, c'est Ă  dire les livres structurants qui m'ont formĂ©s. 

 

La liste dessinĂ©e n'est pas exhaustive, je lis beaucoup. On peut dire que c'est une idĂ©e de ce qui m'a marquĂ© et formĂ©. A rajouter : la quasi totalitĂ© des productions complètes de Michener, PĂ©an, Follet, CĂ©line, Yoshikawa, Lamartine, Grosmann, Sajer, Wolfe, Ysorni, Mazoyer, Tacite... et beaucoup d'autres car je suis vraiment Ă©clectique. Mes 5 fondamentaux incontournables sont « Le Prince » de Machiavel, « La RĂ©publique de Venise » de Diehl, « L'art de la guerre » de Sun Tsu, « Le Devisement du monde Â» de Marco Polo et « L'histoire des agricultures du monde du nĂ©olithique Ă  la crise contemporaine » de Mazoyer. Très structurant aussi : le tableau synoptique de l'histoire du monde ( en bas Ă  droite), pour l'humilitĂ© qu'il procure.

 

HEMEROCALLE – 24 Juillet 1999 – (JMG n°22)

Comme celle des pavots-coquelicots je n'aime pas du tout cette aquarelle nunuche. J'avais choisi de la faire pour peindre du vert et je n'ai pas rĂ©ussi Ă  ĂŞtre prĂ©cis dans le feuillage, Ă  rendre ce que je voyais. Il faudra que je recommence. J'ai bien fait de ne pas la dĂ©truire au motif de pouvoir constater mes faiblesses pour pouvoir les corriger. 


Ce massif issu d'un (petit) godet était au bord de l'accès à la maison. Très vite il est devenu envahissant et Cliffoune venait s'y mettre à l'ombre et s'y rafraîchir.

 

RECOLTE – 26 Juillet 1999 – (JMG n°23)

L'idĂ©e Ă©tait de faire une nature morte... Celle lĂ  aussi j'ai failli la dĂ©truire, je la trouvais vraiment moche et puĂ©rile. Puis je me suis convaincu qu'elle m'aiderait ultĂ©rieurement Ă  me perfectionner. J'ai dĂ©couvert que c'est difficile de se dĂ©juger et de gommer deux heures de concentration. 

 

Le temps a passé et puis je suis moins sévère. J'ai reproduit exactement ce je voyais, des fruits cueillis au verger : amandes, pommes, poires et plusieurs sortes de prunes. J'aime bien!

 

Reines de Mai – 27 Juillet 1999 – (JMG n°24)

Ces reines de Mai sont des laitues montées en fleurs. Je récupérais les graines. Pendant plusieurs années j'ai été autonome pour ces salades que l'on consomme... en Mai comme le nom l'indique. En Mars je mettais une graine dans des godets individuels, puis je brumisais fréquemment, et au bout d'un mois le plant était repiqué, début Avril. La production commençait vers la mi-Mai.


Un mot sur la difficulté à dessiner ces fleurs de salade qui sont très éphémères. Entre le moment où je les dessinais au crayon et où je les peignais... elles avaient changé de forme et de couleur. Je n'allais peut-être pas assez vite... C'était rigolo.

 

 

LE JARDIN DE NIHIL – 29 Août 1999 – (JMG n°25)

Nihil donc parce que ces deux petits massifs qui se suivent (il y en a trois en tout) sont le fruit de mon labeur de terrassier. La terre était polluée. J'ai creusé sur près d'un mètre de profondeur pour remplacer la terre par du terreau «Fertiligène» : 20 sacs (publicité gratuite).


C'est un peu fouillis. Déconcentré par la rentrée scolaire et la réunion imminente des profs au bahut j'avais un peu la tête ailleurs. Je venais d'être bombardé prof principal des bacs technos.

 

IPOMEES DU CANADA – 1er Novembre 1999 – (JMG n°26)

Carrément moche. Le résultat est nul... Il me semble que j'aurais dû pour une fois détruire ce dessin très mal peint et en refaire un autre immédiatement et au même endroit.

 

C'est toujours pareil. Lorsque je ne suis pas satisfait d'un dessin, je le regarde avec plus de tolérance un ou deux jours après. Pour cette raison j'hésite toujours à déchirer la page. Cela ne m'est jamais arrivé. Celui là pourtant l'aurait mérité.

 

LE SAPIN DE PISE – 30 Avril 2000 – (JMG n°27)

Après la grosse tempĂŞte de 1999 il y avait toujours des tĂ©moignages de la violence du vent. Ce sapin a subi les assauts rĂ©pĂ©tĂ©s d'Eole sans capituler complètement. Il est toujours vivant 10 ans après, avec la mĂŞme inclinaison sauf que les pousses dĂ©sormais sont verticales. C'est maintenent un sapin tordu. 

 

Devant j'ai dessiné l'abreuvoir des bestiaux de la ferme reconverti en réserve d'eau pour le potager puis en élevage pour poissons rouges. C'était tellement attractif pour les enfants que j'ai réalisé un vrai grand bassin à poissons, avec pont, jet, et tout et tout, carpes Koï etc... Aude y a même plongé du pont (juste avant le départ pour Toulouse...).

 

ANCOLIES, MYOSOTIS ETC – 01 Mai 2000 – (JMG n°28)

Pour dessiner ce joli petit vase en étain, ce qui était mon objectif, j'ai cueilli quelques fleurs disponibles. Ce n'était pas évident pour moi. Et puis finalement je ne renie pas le résultat. Il me semble que l'étain est correctement restitué.

 

Les ancolies sont de ma production à partir de graines. Depuis, chaque année, j'en retrouve un peu partout car les graines se dispersent et choisissent le meilleur terreau.

 

IRIS ET MON PIED – 14 Mai 2000 – (JMG n°29)

Voici une aquarelle de mon « top ten » personnel. Je m'étais installé tranquillement au soleil près du petit muret qui séparait le potager du coin aux bouleaux et du bassin à poissons. Il y avait un massif d'iris que j'aimais bien. Pour les dessiner et être à l'aise j'avais calé mon pied sur le muret. Au fur et à mesure j'ai voulu (à échelle infinitésimale) faire comme Magritt. J'ai dessiné ce que je voyais, et donc aussi mon pied.

 

J'avais mes chaussettes blanches approvisionnées en achats massifs (à vil prix) chez Décathlon. Dix ans après, c'est toujours pareil, j'ai toujours des chaussettes blanches (renouvelées annuellement) du même fournisseur. Le résultat me plaît beaucoup. J'achèterai cette aquarelle pour mon bureau!

 

ARTICHAUT ET ESCARGOT – 12 Juin 2000 – (JMG n°30)

Toujours le potager, source d'inspiration prolifique. Ce coin ensoleillé à 180° était un espèce de refuge tranquille, calme et agréable protégé de l'extérieur par un haut mur. J'ai adoré m'y installer pour dessiner des légumes ou autres.

 

Contemplatif de nature, je passais de longs moments à observer la croissance des végétaux. L'artichaut était pour moi un légume de Bretagne ou de Macau. En avoir dans le jardin, c'était sympa... dont acte. Sur la gauche, le pied de rhubarbe a beaucoup régalé en tartes.

 

BOF... - 25 Juillet 2000 – (JMG n°31)

BOF, L'ACARIATRE – 25 Juillet 2000 – (JMG n°31)

 

Le portrait c'est un truc difficile et cependant passionnant. Il faut travailler beaucoup pour arriver à un résultat.

 

Pour y arriver çà a été coton. Ultérieurement j'ai voulu détruire ce croquis. Finalement je l'ai gardé comme tous mes mauvais dessins car j'ai du mal à ne pas conserver de témoignages, fussent-ils pénibles.

 

«50 FRANCS» LE ROULEAU – 27 Juillet 2000 – (JMG n°32)

« 50 FRANCS Â» LE ROULEAU – 27 Juillet 2000 – (JMG n°32)

 

C'est très simple. Dans ma recherche permanente de nouveaux sujets innovants j'ai pensé à la tapisserie. Le choix de ces quelques fleurs et feuilles de couleurs différentes s'est fait dans un environnement où j'ai planté beaucoup de végétaux.

 

Finalement je trouve que le résultat est rigolo. Pour mon prochain voyage à Honolulu je me ferai faire une chemise et un maillot de bain avec ce motif.

 

BON VIEUX POMMIER CASSE – 5 Août 2000 – (JMG n°34)

Comme son nom l'indique c'est un pommier qui donne d'excellentes pommes et c'est un vieil arbre. De plus il est cassé, oeuvre du temps qui passe et de la tempête. Je ne me suis pas résolu à l'abattre car c'est un refuge à insectes, à oiseaux, il produit toujours et... je l'aime bien. Avec un vieux noyer et plusieurs cerisiers « Guignes » il était dans le verger lorsque j'en ai fait l'acquisition.

 

Pour pérenniser la production de ce pommier, j'ai fait greffer plusieurs portes-greffes par un spécialiste (Jahan à Châtellerault) qui sont maintenant de tailles significatives (+ ou - 3m à 7 ou 8 ans). Les premiers fruits sont désormais récoltables. Ce sont des pommes juteuses et sucrées à manger en Août et Septembre. Miam.

 

BANLIEUE D'YVERSAY (86) – 7 Août 2000 – (JMG n°35)

Ce ne sont pas des immeubles de banlieue sensible mais des bottes de paille. Sur cette plaine travaillaient, au minimum, une trentaine d'agriculteurs entre les deux guerres jusqu'en 1950. Et puis l'exigence de la productivité a contraint au remembrement, phénomène de ranching et d'augmentation de surface des parcelles. On a coupé les haies, les pauvres noyers qui bordaient les chemins, saturé la terre d'engrais, de désherbants sélectifs et défoliants, trucidé la bio-diversité.

 

Le petit nombre d'opĂ©rateurs qui reste est majoritairement constituĂ© de nouveaux professionnels qui n'ont plus de points communs avec les anciens agriculteurs. Ce sont des ingĂ©nieurs, financiers ou industriels intĂ©grĂ©s de plus en plus dans de grandes firmes de l'agro-alimentaire. « Ubi solitudinum fascient pacem appelant Â» (in Tacite, Agricola). OĂą ils font un dĂ©sert ils disent qu'ils font la paix...

 

ROND-POINT DES FLEURS – 12 Août 2000 – (JMG n°36)

Dans cette vieille demeure agricole aux bâtiments multiples et variés les constructions se sont rajoutées aux constructions au fil du temps. C'est difficile à dater, peut-être XVIIIème... peut-être plus vieux encore, certainement. J'ai retrouvé des araires, des outils très anciens et des vieux chandeliers.

 

La cave à vin et le pressoir, un peu plus modernes, mais de l'avant guerre... étaient le lieu d'une production assez conséquente d'une piquette de gamay/cabernet... Elle a été consommée car je n'ai retrouvé que de belles et épaisses bouteilles artisanales vides. Je me suis servi d'un contenant de raisin, en chêne, utilisé pour les vendanges afin d'y mettre des fleurs. Ça faisait un rond-point.

 

AU BORD DE LA VEZERE – 15 Août 2000 – (JMG n°37)

Ce nouveau carnet d'aquarelles Canson que j'initie est d'un format un peu plus grand (24x37,7) toujours en 300g/m². Çà me change... puis finalement, après cet essai je suis revenu ensuite au format prĂ©cĂ©dent (21X29,7) auquel j'Ă©tais habituĂ©, lorsque j'ai eu terminĂ© ce carnet. 

 

Ici c'est un joli coin au bord de la Vézère. Je m'essayais sans trop de succès à dessiner des eaux vives. Il faudra que je persévère. Lorsque j'ai montré cette aquarelle à Claude Besse, sympathique collègue enseignante de Guéret, elle m'a dit être propriétaire des quelques bois en bordure...

 

SEGMENT DE DELPHINIUM – 19 Août 2000 – (JMG n°38)

Je me suis demandé comment reproduire cette jolie fleur bleue de delphinium. Il était possible de faire le massif, d'y associer d'autres espèces en bordure, de faire une seule fleur... et puis j'ai choisi au plus simple, d'en faire un bout de la tige.

 

Anecdote, je m'en souviens toujours, une abeille est venue assurer son labeur et butiner devant mes yeux ébahis. On aurait dit un bombardier. Elle avait les flancs chargés de pollen. C'était rigolo.

 

PLAT POITOU – 20 Août 2000 – (JMG n°39)

C'est typique du nord du département de la Vienne. Une campagne qui se détruit elle-même par une recherche de productivité avec des techniques toujours plus abiotiques. C'est le paysage que je vois de mon bureau au chalet. Environ 120m d'altitude. Comment je me suis enterré là?

 

Les petits bosquets verts, à droite, ont maintenant disparu. Bof. J'ai déjà expliqué cela dans l'aquarelle JMG n° 35.

 

PORTE DE SAINT MARTIN – 25 Août 2000 – (JMG n°40)

Petite église romane typique du Poitou, dans la commune de Charrais. J''ai trouvé cette entrée bien belle, sauf que j'ai raté complètement le dessin. La voûte et les arcs sont bien trop écrasés.

 

Souvent lorsque c'est possible je me camoufle pour dessiner, car les curieux viennent carrément se pencher sur mon carnet. C'est amusant il y a beaucoup de gens qui veulent discuter. Pour ce dessin où j'étais face à la porte, j'ai fait la connaissance de la dame qui entretient l'église, une avocate très sympathique et connue à Poitiers.

 

MAÏS TRANSE DE GENIE – 27 Août 2000 – (JMG n°41)

VoilĂ  le drame : des maĂŻs qui font tous 2m50, o.g.m., pas un qui dĂ©passe, sur des hectares et des hectares, arrosĂ©s en permanence Ă  partir des nappes phrĂ©atiques de la collectivitĂ© et fruits d'une semence certifiĂ©e et codĂ©e des grands groupes agro-alimentaires mondiaux. 

 

Sincèrement c'est terrifiant. Comment a t'on pu laisser faire cela? Il est loin le temps de mon enfance dans les Landes (1955) avec des champs clairsemés et de toutes les hauteurs. Autosuffisance alimentaire? Pas si sûr... et de moins en moins. Wait and see.

 

VIEILLES PIERRES AUTOUR DU VERGER-7.2001(JMG n°43)

 

Entrée de mon verger. Toutes ces vieilles pierres sont des pierres calcaires cimentées avec une espèce de terre glaise. Les murs s'effritent facilement avec l'humidité, en se salpêtrant. C'est joli au premier coup d'oeil mais çà ne résiste pas à l'analyse et encore moins au temps.

 

Les rongeurs, reptiles, oiseaux, insectes divers et variés font tous de ces murs un gruyère pour se planquer et passer l'hiver.

 

JE VOUS ECOUTE – 22 Juillet 2001 – (JMG n°44)

Toujours dans l'objectif de m'entraîner afin de faire « du visage » j'ai décidé de dessiner mon oreille. Pour y arriver et être tranquille dans l'observation j'ai fait un petit montage avec deux bouts de miroirs.

 

Le résultat me convient. On voit même mes fines lunettes ansi que le tee-shirt que j'affectionnais et que je mets encore... pour les gros travaux.

 

BILLAUD GRAINS A 79 THOUARS-24 Juillet 2001-(JMG n°45)

Au centre de l'aquarelle il y a des bâtiments verts avec une bande jaune. C'est une usine de fabrication de graines pour oiseaux d'une capacitĂ© de production de 40.000 tonnes/an. J'ai Ă©tĂ© le consultant Ă  l'origine de ce projet sur ce site et j'ai accompagnĂ© plusieurs annĂ©es son dĂ©veloppement avec Paul BILLAUD, le gĂ©nial fondateur. C'Ă©tait un complĂ©ment financier Ă  mon activitĂ© d'enseignant. 

 

On a beaucoup travaillé, voyagé un peu partout et toujours dans la bonne humeur. Un gros souci a été une infestation de charançons (par nos produits) chez un client de grande surface dans un des plus gros entrepôts du nord parisien, dantesque. J'ai piloté la défense de l'entreprise. Epique...

 

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